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Les informations ci dessous relatent notre seule expérience. 
De plus, elles correspondent à un voyage effectué en 2000 et il est possible que certaines d'entre elles soient maintenant erronées (pour les visas par exemple).
EN CHIFFRES                 BUDGET                  BONS ET MAUVAIS CÔTES                    INFOS PRATIQUES

LE VOYAGE EN CHIFFRES

 

De jour

22 jours et 21 nuits de voyage en juillet 2000
2 journées entières pour le trajet Autriche-Roumanie-Autriche (train + bus)
24 heures pour le trajet Delta du Danube-Sibiu (bus + train)
16 jours roulés (dont 2 sous la pluie)
3 jours de semblant de repos


De nuit

8 nuits en camping "sauvage" (mais non agressif)
4 nuits en camping chez des particuliers
1 nuit en aire de camping (dont nous aurions pu nous passer)
1 nuit dans un appartement privé mis à notre disposition 
2 nuits (blanches et aussi hautes en couleurs) dans le train
5 nuits en hôtel (dont 1 dans une salle de réunion aménagée en chambre)
Au final : Des heures de sommeil à rattraper au travail (qui a dit que les vacances sont faites pour se reposer?)


Kilométrage

Environ 800 kms à vélo et 3 cols
kms en train 
380 kms en bus (et bus Oradea-Budapest)
85 kms de stop (en camion et avec les vélos bien sur)
Avis de la rédaction : mieux vaut faire les kilomètres assis sur la selle, ce n'est pas forcément plus difficile

 

BUDGET

 

Si mes souvenirs sont bons, nous avons dépensé environ 3000 FF (500€) tout compris par personne. 50% des dépenses ont été consacrés au transport (train, bus, bateau - liaisons Autriche-Roumanie et retour comprises).
En tout et pour tout, moins de 8 € (50FF)/personne/jour. 
Il faut prendre en compte le fait que nous nous sommes approvisionnés sur les marchés et avons dormi la plupart du temps sous tente.

BONS ET MAUVAIS CÔTES

 

 

- L'accueil de la population
- le mode de vie traditionnel à la campagne (les Maramures notamment).
- Le delta du Danube (pour les amoureux de tranquillité et de nature). Préférer Saftu Gheorghe à Sulina, c'est plus calme parait il
- La langue qu'on peut maîtriser rapidement (du moins pour les rudiments utiles à tout cyclo)
- Possibilités innombrables de camping sauvage (lorsqu'on n'est pas spontanément invité chez les gens)
- La Roumanie est un pays peu cher, pour ceux qui ont un budget limité (comme les roumains d'ailleurs...)
- Les produits vendus sur les marchés (fruits, légumes, fromages, etc.)
- Les choux à la crème énormes dans les cofetarias (très utile en cas d'hypoglycémie simulée ou avérée).


 

- Dur, dur pour mettre le vélo dans le train ou le bus. Remèdes : bakchich, baratin (enfin, comme d'habitude)
- Les formalités pour avoir le visa sur place (on n'a toujours pas compris, espérons que la procédure a changé à l'heure où nous tapons ces lignes).
- Les mendiants. Il y en a une flopée. Collants mais on ne peut pas leur en vouloir.
- Les plages sales et bétonnées de la mer noire (du moins au sud de Constanta).
- Les douches tous les deux ou trois jours (bon, ça ne regarde que nous, je vous l'accorde).
- Boire de la Palinca (schnaps) avant de monter en selle (on a parfois du mal à trouver la selle)
- Le contrôle d'identité dès notre arrivée à Santu George (du même ordre que lorsque le contrôleur s'aperçoit que nous avons entassé les vélos dans le compartiment : ça ne le fait forcément rire...).

INFOS PRATIQUES

 

"Et si c'était à refaire, hein! ? Hé! Si c'était à refaire?"

- Choisir le guide "Lonely Planet" plutôt que "Le guide du routard" moins complet et moins précis.
- Nous avons traversé les Maramures (génial), longé la côte de la Mer Noire (intérêt limité: plages sales et bétonnées au sud de Constanta) du nord au sud et visité une partie de l'ouest de la Transylvanie.
Si c'était à refaire, nous visiterions plus en profondeur les Carpates et la Transylvanie et prévoirions un budget pour une balade en barque dans les bras du Danube à son embouchure (classé par l'UNESCO "réserve de la biosphère"). La Roumanie ne possède pas à proprement parler de "highlight" touristique. A notre humble avis, tout réside dans l'observation d'un mode de vie encore traditionnel dans les campagnes et dans le contact avec la population (qui est très ouverte et accueillante).
- Rester plus longtemps sur place! 3 semaines, c'est trop court (bien évidemment)


A ne pas oublier

- Des bouchons antibruit pour dormir dans le train (très bruyant) si l'idée farfelue de combiner le vélo avec le train vous vient à l'esprit (un comble pour tout cycliste qui se respecte et à déconseiller vivement en Roumanie)
- Une bassine pour laver les vêtements et une brosse à ongle-vêtements-pièces mécaniques encrassés-légumes-et autres
- Un filtre à eau. Nous avions le Miniworks de MSR qui marche impeccablement (attention à la céramique très (trop) fragile!)
- Produit anti-moustiques pour le delta du Danube (c'est une zone de marécages alors évidemment ces sales bestioles se regroupent par millions)
- Un budget "Bakchich" grâce auquel tout (ou presque) est possible: graisser la patte du chauffeur du bus ou du contrôleur pour qu'il accepte nos montures, rémunérer un trajet en stop, amadouer le douanier de telle sorte qu'il nous tamponne ces fichus passeports, etc.


Autres infos en vrac

- Routes: bonnes dans l'ensemble. Beaucoup de circulation sur les nationales (Mangalia-Tulcea et Sibiu-Alba Julia). Les dénivelés des deux cols que nous avons franchis étaient faciles. En règle générale, éviter d'emprunter les routes marquées en rouge sur la carte, ce sont des couloirs à camions (pire ennemi du cycliste avec le vent de face, le poids et le mal aux fesses). Les deux pistes que nous avons emprunté étaient en bon état.

- La langue est facile à apprendre (du moins pour les rudiments utiles à tout cyclo). L'allemand nous a été utile en Transylvanie ou est implantée une minorité germanophone.

- Ravitaillement: Nous n'avons été que deux fois au restaurant (vraiment rien de spécial). On préférait pique-niquer l'après midi et préparer notre repas (frugal) au réchaud le soir.
     Dans les villages: marchés bien achalandés en fruits, légumes, fromages et charcuterie. Les épiceries fournissent les autres types de produits.
     Dans les villes: magasins, pâtisseries.
Le fromage de brebis vendu sur les marchés est excellent. Ajoutez-y un peu de persil, d'ail, le tout sur un morceau de pain et vous avez un casse croûte fantastique (ainsi qu'une haleine à faire tomber les mouches).
Nous avons filtré l'eau des puits et rivières, pas de problèmes de ce côté là. Coca disponible dans les bistrots et magasins d'alimentation.

- Distributeurs pour cartes de crédit internationales dans les grandes villes

- Nous avons dormi sous la tente la plupart du temps, en camping "sauvage" ou autorisés par les gens à planter la tente dans leur jardin ou leur champ. 1 fois dans un camping (tenue par un français parait il) aux emplacements et douches sales. Rien ne vaut une plage déserte ou un carré d'herbe à coté d'une rivière, non?.
Les chambres d'hôtel ou d'appartement ou nous avons passé la nuit étaient basiques mais propres.
Les nuits dans les trains ont été courtes et bruyantes. VOUS VOULEZ VRAIMENT METTRE LES VELOS DANS UN TRAIN ROUMAIN?!

- Carte roumaine au 1:700 000 "Hiparion" fournie par un couple de cyclos français rencontré à Vienne. Aussi peu précise qu'une carte au 1:700 000.