6- LAOS  Nord             13 avril  2001 -  3 mai 2001
23 jours -  13 jours roulés - 850 kms - 65 kms/jour - 137 kilomètres en stop
     3. De Luang Prabang à Luang Nam Tha

Temple de Luang Prabang à l'architecture spécifique à cette ville - Wat Xieng Thong"garde à vous!" - Luang Prabang, Wat Wisunalat  Luang Prabang, petite ville classée par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité, regorge de temples que nous visitons durant les quelques jours de notre séjour. La visite du marché couvert est spéciale. En déambulant entre les étals, nous sommes accostés par des jeunes femmes qui nous soufflent "Smoke! Opium!" à l'oreille en faisant mine de tirer sur une 
cigarette. 

Armée de Bouddhas - Luang Prabang, Wat Wisunalatla cabane du pêcheur pour la sieste de midi  On trouve de tout au marché et cette facilité déconcertante qu'a le touriste au Laos de trouver de quoi se faire planer en attire de plus en plus chaque année. Pour preuve, la "faune" rencontrée entre autres à Vang Vieng. Pour notre part, nous avons vu quelques fois des locaux fumer l'opium devant l'entrée de leur maison alors que nous traversions des villages en fin de journée.

 

rencontre du troisième type en haut d'un col  De Luang Prabang vers le nord, la route longe le Mékong sur quelques kilomètres avant de le laisser sur sa gauche et s'enfoncer plus profondément dans d'étroites vallées. Quelques kilomètres avant Pakmong, localité carrefour où nous comptons faire étape après 120 kilomètres, la route file tout droit dans la vallée, longée de part et d'autres par des habitations. En cette fin de journée, il semble que tout le monde soit dehors. Tout le monde salut, les enfants crient "Bye bye! Sabaidi!" et accourent, les gens se retournent et interrompent leur activité. Encore une fois, l'accueil réservé par les Laotiens nous comble. Ce sera la population que nous aurons préférée au cours de ce voyage en Asie du sud est. 

Le support est un obus...  Pas moyen de trouver une chambre convenable dans ce bled. Résignés, nous optons pour l'hôtel restaurant genre relais routier. La chambre est spartiate: 4 cloisons de contreplaqué en guise de murs, un lit au milieu et juste la place pour poser le ventilateur. La moustiquaire est un nid à poussière et telle une toile d'araignée a emprisonné tous les insectes qui passaient par là. Le matelas mou et jauni est constellé de tâches d'origine douteuse et une capote usagée jonche le sol sous le lit. La salle de bains-WC est au rez-de-chaussée et il faut traverser le restaurant pour y accéder. Eau froide et relents d'urine comme premières sensations. 
Surtout bien garder les sandales aux pieds. Par chance, il y a l'électricité. Par malchance, elle sert aussi à alimenter le poste de télévision fixée au mur de la salle du restaurant. L'appareil hurle les répliques du film chinois de samouraï retenant l'attention de tous les clients. Dans cette ambiance, mélangés aux Laotiens et aux chinois qui voyagent en bus, nous avalons notre riz collant en prenant bien garde de décoller les fourmis qui s'y sont engluées. A côté de nous, un groupe d'hommes s'est installé à une table. Quelques uns portent ce petit caractère esthétique maintes fois observé en Thailande, au Cambodge et au Vietnam : à défaut de barbe, ils se laissent pousser d'une dizaine de centimètres quelques poils sur le côté du menton. Comme une petite touffe de cheveux qui pendrait de la joue et qu'on aurait envie d'arracher d'un geste sec... Aussi fréquent est l'ongle de l'auriculaire que l'on se laisse pousser. Pratique pour se gratter les oreilles. A la fin du repas, chacun se racle la gorge, renifle bruyamment avant de cracher un mollard qui vient s'écraser sous la table. Le klaxon du bus retentit, il va repartir. Le restaurant se vide.